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LES DERNIERS JOURS DE NOS PÈRES DE JOËL DICKER

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Alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage, Winston Churchill décide de créer un service secret spécial, chargé de mener des actions dans les pays occupés et dont tous les membres sont issus de la population locale. On suit alors les aventures d’une dizaine de personnages qui vont contribuer à la victoire des alliés par leur action, aussi dangereuse et douloureuse soit-elle…


Après avoir lu, et beaucoup apprécié, le deuxième roman de ce jeune auteur suisse (La vérité sur l’affaire Harry Québert), il était maintenant temps de s’attaquer à sa première œuvre, écrite alors qu’il avait moins de vingt-cinq ans. En plus, la Deuxième Guerre Mondiale est une période qui m’a toujours captivée et le fait de s’intéresser de cette manière à un service très peu connu du grand public avait tout pour me plaire. Et, honnêtement, je n’ai pas été déçu par ce roman même si, finalement, il m’a bien plus surpris que ce que j’attendais. En effet, bien plus que de décrire précisément les actions menées par ce service secret en elles-mêmes (des opérations, on ne sait pas grand-chose), Joël Dicker préfère plutôt s’arrêter sur ce que cela provoque chez les personnages, de façon intime mais aussi sur leurs relations entre eux. Car, si certains personnages sont plus évoqués que d’autres, c’est à un véritable groupe que l’on a affaire.

 

En effet, dès le départ, on suit l’entraînement de cette dizaine de Français qui ont fui en Angleterre et qui vont devoir apprendre les rudiments pour être utiles ensuite sur le terrain. A travers cette première partie, qui n’est pas forcément la plus passionnante mais qui est très importante pour toute la suite du...

  •  Timothée
  •  15.08.2015, 11:00

UN ROMAN RUSSE D’EMMANUEL CARRÈRE

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C’est le récit d’une période de la vie de l’auteur, un  moment où trois événements qui semblent distincts se produisent presque simultanément : le début d’une quête des origines, avec l’image de ce grand-père russe ; le tournage d’un reportage en plein cœur de la Russie ;  une histoire d’amour qui finit mal. Sans détour aucun, Carrère se livre sur ces instants qui l’ont profondément changé en tant qu’homme mais aussi en tant qu’écrivain.

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Après avoir lu rapidement La classe de neige – dont je n’ai pas envie de dire grand-chose, si ce n’est que c’est un livre qui met extrêmement mal à l’aise par l’ambiance toujours tendue qu’il dépeint –, je me suis attaqué à Un roman russe, qui est considéré comme un véritable tournant dans la bibliographie de Carrère. En effet, après L’adversaire qui traitait de l’histoire de Jean-Claude Romand, mais aussi de ce qu’elle faisait résonner en lui, l’écrivain n’écrira plus que des récits (et non plus des romans de fiction) : D’autres vies que la mienne, Limonov ou (encore plus) Le Royaume s’appuient très fortement sur la vie de l’auteur et il n’hésite pas à exprimer ses propres sentiments et à relier ce qu’il raconte à des événements très personnels. Et c’est sans aucun doute ce Roman russe qui marque le plus cette rupture. Car s’il y a bien une œuvre personnelle dans la bibliographie d’Emmanuel...

  •  Timothée
  •  06.08.2015, 19:00

12  LES MINIONS

affiche_du_film Tout le monde connaît les Minions, après les avoir vus à l’œuvre en serviteurs de Gru dans Moi, moche et méchant. On apprend ici que ces petits bonhommes jaunes ont toujours existé, avec un seul but : servir le méchant le plus méchant possible. Alors qu’ils ont « épuisé » de nombreux maîtres et qu’ils sombrent peu à peu dans la dépression, un groupe de trois téméraires va tout faire pour aller chercher un nouveau « Big Boss »…

Utilisant relativement mal ce qui fait la particularité des Minions, ainsi que l’époque dans laquelle ils se retrouvent, le scénario finit rapidement par tourner en rond. Les blagues, parfois amusantes, sont de plus en plus lourdes et l’ennui point bien trop vite. Y’avait-il matière à faire un film sur ces personnages ? La question mérite sérieusement d’être posée.

AU-REVOIR LÀ-HAUT DE PIERRE LEMAITRE

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Edouard et Albert sont deux anciens poilus qui se sont rencontrés dans de drôles de circonstances puisque le premier a sauvé le second qui l’a ensuite fait « disparaître » des registres pour qu’il ne revienne pas dans sa famille. A Paris, dans l’immédiat après-guerre, alors que la société ne leur offre pas de place, ils vont devoir se débrouiller pour survivre. Ils imaginent alors une arnaque aux monuments aux morts…

 

Cela faisait un certain temps que j’avais envie de lire ce livre qui a gagné le Goncourt en 2013. Il faut dire que tout ce qui touche aux guerres du vingtième siècle m’a toujours attiré. De Pierre Lemaitre, je n’ai jamais rien lu et finalement, ce n’est pas si grave car, justement, avec ce livre, il change de style, lui qui avait jusque-là exclusivement écrit des polars. D’une certaine manière, on peut trouver une certaine similitude avec Denis Lehane, l’auteur américain qui, avec Un pays à l’aube, passait du roman noir à la grande fresque historique. D’ailleurs, ce n’est pas la seule raison qui me pousse à rapprocher ces deux ouvrages. En effet, il y a des ressemblances, à la fois dans l’époque décrite (l’immédiat après première guerre mondial), cette façon de faire des personnages principaux des véritables figures de leur temps, mais aussi la manière de s’intéresser de concert à plusieurs figures. Le résultat est-il pour autant à la hauteur du chef d’œuvre de l’américain. Peut-être pas mais Au revoir là-haut n’en reste pas moins un livre de grande qualité.

 

Dès les premières pages, on est plongé sans préavis au cœur des tranchées, lors des derniers jours de la guerre et l’auteur a un vrai talent pour nous faire ressentir tout ce qui...

  •  Timothée
  •  28.07.2015, 18:00

12  JURASSIC WORLD

affiche_du_film Le parc à thèmes géant dédié aux dinosaures et basé sur une île cherche toujours à attirer plus de clients. Et les scientifiques créent alors une nouvelle espèce de dinosaure, encore plus terrifiant. Quand celui-ci s’échappe et commence à semer la terreur dans tout le parc, il va falloir du sang-froid et du courage pour l’arrêter…

Au-delà d’un scénario pas franchement réussi, le souci de ce film repose principalement dans son manque de personnalité et le sentiment qu’il donne de revoir Jurassic Park vingt ans plus tard. Parce que sinon, voir des hommes pris au piège face à des dinosaures a un côté assez excitant. Mais pas assez pour ce que ce soit au moins réjouissant…