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L'ADVERSAIRE D’EMMANUEL CARRÈRE

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Le 11 Janvier 1993, la France découvre le visage de Jean-Claude Romand, homme qui est accusé d’avoir tué ses parents, sa femme et ses enfants. Puis, au fil des jours, on apprend qu’il a menti tout au long de sa vie, s’inventant une vie de grand médecin à l’OMS alors qu’il tirait ses ressources d’escroqueries auprès de ses proches. Emmanuel Carrère va alors essayer de comprendre ce qui a pu se passer dans la vie de cet homme pour en arriver à une telle extrémité.

Oui, je sais, en termes de lecture, je suis un peu monomaniaque et quand je suis lancé dans un auteur en particulier, j’aime bien éplucher son œuvre jusqu’au bout (voir Lehane, McCarthy ou Murakami…). C’est un peu le cas en ce moment avec Emmanuel Carrère puisque après D’autres vies que la mienne, Limonov ou encore Le Royaume, je me suis mis à L’Adversaire avant d’attaquer très prochainement Un roman russe. Il faut dire que ce livre me taraudait aussi depuis un certain moment car l’affaire Romand reste l’un des faits divers les plus incroyables de ces trente dernières années en France. Comment un homme a-t-il réussi à mentir pendant presque vingt ans à tous ses proches, sans jamais se faire piéger, avant de finir par assassiner ses parents, sa femme et ses enfants ? Emmanuel Carrère se jette justement à cœur perdu dans cette problématique qui semble à première vue complètement inaccessible. C’est d’ailleurs la première fois qu’il écrit ainsi un livre assez difficile à décrire. Ce...

  •  Timothée
  •  04.03.2015, 20:00

L’AMOUR ET LES FORÊTS D’ÉRIC REINHARDT

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Bénédicte Ombredanne est agrégée de français, a trente-six ans, mariée et mère de deux enfants. Quand elle écrit à un écrivain pour lui dire combien son dernier livre l’a bouleversé, elle ne pense pas forcément qu’elle va finir par se confier à lui et lui raconter toute la détresse qu’elle vit au quotidien et ce qu’elle a pu tenter pour y faire face. C’est ainsi une plongée au cœur de l’existence malheureuse d’une idéaliste qui se voit confrontée à une réalité horrible qu’elle n’arrive jamais à dépasser.

Au premier abord, L’amour et les forêts est un livre assez troublant. En effet, on ne sait pas vraiment si ce que raconte l’auteur est vrai ou non, puisqu’il s’inclut complètement dans cette histoire, le premier chapitre (il y en a sept dans le roman) servant à expliquer comment il va pouvoir ensuite raconter l’existence de cette femme. Dans la suite du récit, il s’effacera bien davantage, ne « revenant » qu’à deux reprises, là encore pour mettre en situation le récit qu’il va faire ensuite. Il s’avère en fait que ce n’est pas vrai mais, en même temps, Éric Reinhardt dit s’être beaucoup inspiré de correspondances qu’il a pu avoir avec des lectrices pour écrire ce roman. Et ce qu’il raconte fait vraiment froid dans le dos puisque c’est l’histoire d’une longue descente aux enfers d’une femme qui est maltraitée psychologiquement par son mari. Alors que suite à une « parenthèse enchantée », on peut penser qu’elle va s’en sortir, c’est en fait cet épisode qui va la perdre davantage. Ce qui est assez impressionnant, c’est la manière dont toute la dernière partie du livre éclaire sous un jour nouveau tout ce que l’on a pu apprendre depuis le début sur Bénédicte. Et c’est presque encore pire que ce que l’on pouvait s’imaginer. Il y a là une vraie...

  •  Timothée
  •  03.03.2015, 20:00

LES TROIS FILMS DE LA SEMAINE - 4 MARS 2015

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  • Cinéma-Les trois films de la semaine


INHERENT VICE (Paul Thomas Anderson) 


Réalisateur :

Depuis le milieu des années 90, et notamment Boogie Nights et Magnolia, Paul Thomas Anderson s’est imposé aux yeux de la critique comme le renouveau du cinéma américain avec une mise en scène inventive et des sujets assez forts. Personnellement, j’ai attaqué avec There will be blood, que j’avais trouvé extrêmement puissant puis j’ai aussi apprécié son dernier long métrage, The Master, un peu plus étrange mais toujours magnifique visuellement. Un réalisateur solide, donc…

Casting :

Parfois, un seul nom suffit pour faire de la distribution quelque chose d’exceptionnel. Et c’est toujours le cas quand c’est celui de Joaquin Phoenix qui apparaît. L’acteur est devenu suffisamment rare (environ un film par an) pour que chacune de ses apparitions soit un vrai événement. En plus, là, il est entouré d’un casting détonnant avec Josh Brolin, Owen Wilson, Reese Whiterspoon ou encore Benici Del Toro. Quand même…

Scénario :

Quand on lit le synopsis ou que l’on voit la bande-annonce, on a un peu du mal à se faire véritablement une idée de ce quoi parle ce long métrage. Situé dans les années 60, il y est question de...

  •  Timothée
  •  02.03.2015, 18:00

CHANSON DE LA SEMAINE #66 : DIMANCHE 1 MARS 2015

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  • Musique-La chanson de la semaine
The Funeral de Ennio Morricone (The Return of Ringo, 1965)




Quiconque a vu American Sniper a du mal à s'enlever cette musique de la tête. C'est en effet celle qui accompagne le début du générique de fin de ce film. C'est vraiment le type de musique qu'on aimerait voir durer éternellement tant elle est émouvante. Encore un chef d'oeuvre de plus dans la carrière de Morricone qui en a quand même produit un sacré nombre...

Bonne écoute !!

  •  Timothée
  •  01.03.2015, 21:30

17  AMERICAN SNIPER

affiche_du_film Quand il débute sa première mission en Irak, en tant que tireur d’élite servant à protéger ses camarades, Chris Kyle ne sait pas encore qu’il deviendra assez rapidement « La Légende », celui dont les autres soldats sont très fiers mais aussi celui dont la tête est mise à prix. Participant à quatre missions, il mettra sa vie en danger et ne reviendra jamais comme avant à une vie normale.

Avec American Sniper, Clint Eastwood revient à un très haut niveau en nous livrant un long métrage très intense, réalisé avec beaucoup de maîtrise. Oui, c’est un film qui est extrêmement ambigu, car, en décidant de ne s’intéresser véritablement qu’à un personnage emblématique, il montre tout ce que la guerre charrie de complexité. En tout cas, Eastwood vise juste.