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ÉCOUTE LE CHANT DU VENT - FLIPPER, 1973 DE HARUKI MURAKAMI

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Il s’agit des deux premiers romans de l’auteur japonais, encore jamais publiés en France. Ce sont des moments de jeunesse du narrateur qui sont racontés, et notamment sa relation avec le Rat, un personnage que l’on retrouve dans d’autres romans. Ses histoires amoureuses et ses obsessions sont également au cœur de ces récits. 

Forcément, quand j’ai appris que les deux premiers romans de Haruki Murakami, l’un de mes auteurs préférés, étaient (enfin) publiés en France, j’ai presque sauté de joie. En effet, c’est toujours très intéressant de pouvoir découvrir les premiers écrits d’un romancier dont on a lu tout le reste de l’œuvre. Et, là, ce qui est vraiment très bien, c’est la préface qu’a écrit Murakami en 2014, soit trente-cinq ans après la publication au Japon de Ecoute le chant du vent, qui l’a fait connaître du grand public. Il y explique, dans un style assez magique, la manière dont ces deux premiers écrits ont été rédigés ainsi que la manière dont il a eu la « vocation » d’être écrivain. Vingt pages de très grande littérature qui méritent à elle seule la lecture de ce livre.

Ensuite, le premier roman est vraiment du Murakami pur jus puisqu’on y retrouve tous ses thèmes favoris avec des histoires d’amour compliquées, des personnages étranges, des ellipses, des descriptions de Tokyo, de la mélancolie, du jazz,… Bref, on sent vraiment que dès ses premiers pas dans l’écriture, il avait déjà les idées bien en place et on comprend mieux la suite de son œuvre. C’est globalement un peu fouillis mais cela a un côté vraiment fascinant d’avoir le sentiment d’assister à la « naissance » d’un écrivain. Le second roman, avec en son cœur toujours les mêmes thèmes, semble plus maitrisé et on y retrouve...

  •  Timothée
  •  27.05.2016, 18:00

15  NOUS TROIS OU RIEN

affiche_du_film A travers ce film, Kheiron raconte l’histoire de ses parents, de l’Iran à la France. Né d’une famille nombreuse, son père s’est battu dans sa jeunesse pour la démocratie, puis a du fuir son pays avec sa femme et son fils pour continuer la lutte et se lancer également dans la vie associative afin de redonner vie au quartier où ils habitent.

Nous trois ou rien est le genre de longs métrages qui, malgré ses défauts, parvient à emporter le spectateur, à la fois dans le rire et dans l’émotion. C’est notamment le cas grâce à son ton singulier, mélange de gravité et d’humour et à des seconds rôles en grande forme. Pour sa première réalisation, Kheiron offre un vrai feel good movie et, franchement, c’est déjà pas mal du tout ! 

14  LA SAISON DES FEMMES

affiche_du_film Dans l’Inde profonde, on suit le destin de quatre femmes qui doivent faire face aux traditions sociétales qui donnent une place bien plus importante aux hommes. Chacune à leur manière, et grâce à leur amitié, elles vont tout faire pour s’émanciper et trouver un sens à leurs vies…

La saison des femmes est un long métrage fort par ce qu’il raconte et ce qu’il dénonce, notamment grâce à un propos percutant et à l’énergie des actrices principales. A côté de cela, la construction d’ensemble et la réalisation plus que moyennes ne permettent pas d’en faire un grand film. Ça reste quand même une œuvre à voir, plus pour ce qu’elle dit que comment elle le dit…

LA VIE DES AUTRES (VU LE 01.02.2007)

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Première critique : http://www.timfaitsoncinema.fr/film/la-vie-des-autres/critique/73

Je me souviens avoir vu ce film le lendemain de sa sortie, attiré que j'avais été par la bande-annonce. C'était donc bien avant que tous les médias s'emballent sur ce long métrage et que le long métrage connaisse un succès publique et critique, ponctué par un Oscar du Meilleur film étranger en 2007.
Presque dix ans plus tard, comment ce film a-t-il vieilli ?

 

Un film d’une efficacité étonnante

« Le sujet abordé dans le film fait froid dans le dos (surveillance ultra serrée dans l’ex RDA) mais il est traité avec brio par ce jeune réalisateur de 33 ans dont c’est le premier film. » extrait de la première critique

Ce qui marque quand on revoit ce long métrage, c’est l’immense maitrise dont fait part le réalisateur. Et ce n’est pas forcément évident quand on s’attaque à un sujet historique comme celui-ci. En effet, il existe toujours le risque de donner à l’ensemble un côté un peu lourd par une reconstitution que l’on veut la plus fidèle possible. C’est en fait en construisant son long métrage comme un véritable thriller psychologique que le metteur en scène évite complètement ce piège....

  •  Timothée
  •  25.04.2016, 19:00

UNE CRITIQUE REVUE ET CORRIGÉE - INTRODUCTION

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  • Cinéma-Une critique revue et corrigée


Comme vous l’avez sans doute remarqué, je vais bien mois souvent au cinéma qu’auparavant, et, donc, j’écris beaucoup moins de critiques (c’est mécanique), ce qui est bien dommage à la fois pour moi et pour vous qui me suivez. Cela tient à la fois à l’endroit où j’habite, qui n’est pas forcément le mieux desservi en cinéma, mais également à une envie moindre, il faut bien le dire. Je me rends vraiment compte que le cinéma appelle le cinéma et que, quand on commence à moins y aller, le désir s’étiole peu à peu.

Pour redonner un peu de vie à ce site qui en manque singulièrement ces derniers temps, je me suis donc dit que je pourrais revoir des films déjà critiqués et donner de nouveau mon avis. Cette idée s’appuie sur un double postulat de départ. Le premier est que les premiers avis que j’écrivais ne valaient pas grand-chose, c’est le moins que l’on puisse dire. Elle mérite sérieusement d’être étayée. Le deuxième, c’est que l’on va voir un long métrage à un moment donné, avec un état d’esprit bien précis et que ce contexte influe fortement sur la perception que l’on a du film et sur la critique que l’on va en faire. Avec une expérience bien plus importante du cinéma, et de la vie en général, je me dis que certains longs métrages vont me semble très différents lorsque je les re-visionnerai. Et je dois bien dire que cette idée me plait bien.
 

A partir du premier texte, je réécrirai une critique que j’espère plus complète et donc plus intéressante. Et, pourquoi pas, très différente… N’hésitez pas à me proposer des films au « revisionnage », je me ferai un plaisir (ou pas, ça dépend, d’ailleurs) de m’y replonger et d’en faire un critique « revue et corrigée »...

 Et ça commence le plus vite possible,...

  •  Timothée
  •  24.04.2016, 21:00